PRESENTATION DU PROJET
« Corrupted memories » est un projet d’exposition photo introspective visant à mettre en images le sentiment des souvenirs et des émotions qui se déforment avec le temps. À travers son esthétique, sa technique et surtout ses images, l’expo se veut cryptique avec des photos qui parleront d’abord au photographe, mais qui auront sûrement une autre signification pour le reste du public. L’exposition sera découpée en deux parties : les souvenirs de Nathan (le photographe) et ceux de Laurine (la modèle). Une trentaine de photos seront exposées mélangeant les deux catégories de souvenirs, le tout montrant une évolution et/ou une dégradation dans l’ordre d’exposition des photos.
POURQUOI LA PHOTOGRAPHIE ?
Peu de temps après sa création, une fois que les problèmes de temps de pose et de développement ont été réglés, le métier de photographe servait surtout à créer des portraits de famille pour les rendre intemporels. Même les morts venaient poser avec leur famille pour qu’on évite de les oublier ! À notre époque, la photographie est partout, au point où nous avons tous un mini appareil photo dans la poche. Ce même appareil, toujours présent dans notre poche, sert aujourd’hui à immortaliser des souvenirs. Mais cette surabondance d’appareils photo et de clichés qu’ils produisent, laisse oublier que la photographie est un art à part entière permettant d’imprimer l’instant au 1/8000 de seconde près. Donc, la photographie est le meilleur moyen de créer des souvenirs et en même temps est un art très expressif qui est généralement très encré dans le réel. C’est à la croisée de ces deux dimensions (celle de la mémoire et de l’art) que les photos de cette exposition prendront tout leur sens, exprimant autant les souvenirs du photographe que ceux du modèle.
INSPIRATIONS
Parmi mes influences majeures, Mary Ellen Mark se distingue pour sa capacité à réaliser des reportages profonds, en explorant minutieusement ses sujets. Daidō Moriyama, quant à lui, m’inspire par son esthétique brute et texturée, qui défie souvent les conventions et pousse les limites de ce que l’on attend de la photographie. Ces deux photographes, que j’admire particulièrement, nourrissent mon travail au quotidien. En dehors de la photographie, le projet Mandela Catalogue d’Alex Kister et le genre des liminal spaces captivent mon imaginaire par l’horreur étrange qu’ils suscitent, tandis que les morceaux d’Alt-J m’envoûtent par leur poésie mélancolique, une atmosphère qui résonne profondément avec l’émotion que je cherche à transmettre à travers mes propres images.
